06.11.2009
Beak

Ovni inclassable, Beak, le nouveau projet de Geoff Barrow, la tête pensante des Portishead, s'offre une escapade électro de "rock regressif" en compagnie de ses copains de Bristol, Billy Fuller et Matt WIlliams. Le groupe viendra se produire en concert le 8 décembre 2009 dans la petite salle parisienne du Nouveau Casino. Pour rappel, Beak s'est produit en show case quasi-confidentiel à La Maroquinerie début octobre.
Cette nouvelle collaboration musicale a donné lieu à un album réalisé en moins de 12 jours... Un exploit pour Geoff Barrow qui est plutôt connu pour la lenteur des sorties (3 albums de Portishead en 15 ans...). L'album évoque merveilleusement un croisement entre les Silver Apples et du krautrock minimaliste.
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Superfly Records

Voilà une nouvelle qui devrait affoler tous les diggers et amoureux du bon son ! et oui demain l'équipe de Superfly Records a le plaisir de nous annoncer l'ouverture de son shop demain samedi 7 novembre !! Save the date !
Autant dire qu’on va souvent squatter les rayonnages consacrés essentiellement au vinyle de cette boutique qui emprunte son nom à la BO du film Superfly, signée Curtis Mayfield. Une excellente nouvelle pour la petite sphère des disquaires pointus et indépendants, et qui signale un regain de vigueur du marché, après l’ouverture il y a un peu plus d’un an de l’excellent Souffle Continu dans le 11ème. Affaire à suivre !
Jazz, Soul, Funk, Disco, Latin, Afro, Brasil, Pop/Rock, Electronic…
Vinyls mostly.
lundi au jeudi 12h/20h, vendredi 12h/22h, samedi 10h/20h
http://www.superflyrecords.com boutique en ligne
SUPERFLY Records
53 rue Notre Dame de Nazareth
75003 Paris
Metro Arts et Metiers, Strasbourg St-Denis, Temple, Republique
Tel 01 44 61 06 07
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Ghana Special : Modern Highlife, Afro-Sounds and Ghanaian Blues 1968-1981 [2009]

Basa Basa Soundz feat. Fela Anikulapo Kuti - Dr. Solutsu
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Salon Light au Point FMR (à ne pas manquer !)

Assemblage de patrice caillet édité aux Editions Bricolage
Le Cneai (centre national d'art contemporain consacré à la pratique artistique éditoriale) et Le Point Ephémère nous convient ce week-end au sixième rendez-vous avec la scène internationale des éditeurs de publications d'artistes. Ces publications, souvent à faible tirage et parfois introuvables, ouvrent de nouvelles voies et créent de nouveaux réseaux à partir du monde de l'édition. Livres, fanzines, revues, journaux, vinyles, autocollants, badges, cartons, posters, étiquettes, DVDs, t-shirts, etc ., font partie de la masse non exhaustive de productions présentées. La sélection présentée tente de mettre en lumière l'inventivité de ces acteurs de la création contemporaine.
Forte de la présence annuelle d'une cinquantaine d'éditeurs et de 5.000 visiteurs en 3 jours, cette rencontre festive autour des divers formats, dits pauvres, qui servent de support à l'expression artistique, met en avant une production artistique exigeante mais aussi très accessible grâce à sa nature, ses réseaux de circulation et son coût.
Entrée libre - De 18h à 20h le vendredi, de 14h à 22h le samedi et jusqu'à 18h le dimanche - Point éphémère, 200 quai de Valmy, 75010 Paris.

11:00 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2009
Erkin Koray - Elektronik Türküler (1974)
Attention, artiste culte ! Surnommé le Jimmy Hendrix du Bosphore, cet artiste polyvalent a projeté son pays dans l’effervescence rock tout en mêlant ses rythmes modernes à la tradition musicale orientale. Il n’est ainsi pas rare de croiser dans un même titre un arrangement de violons d’Anatolie, des riffs de guitare psychédélique et des chants soufi.
"Ce roi du rock" turc, en atteste, notamment, sa période la plus progressive, au milieu des années 1970, et une ribambelle d’enregistrements que les "psychémaniacs" s’arrachent à prix d’or sur les brocantes du village global. Car curieusement, écouter le "Sultan" de la Gibson Les Paul relève de l’expérience rare, donc précieuse. Ce sont les Suédois qui au tournant des années 2000 ont remis en circulation les enregistrements de sa période dorée (et encore, c’était des pirates !).
Elektronik Türküler est le disque à posséder d'Erkin Koray. Türkü (en écoute ci-après), retenez bien ce nom, il justifie à lui seul l'acquisition de cet opus !
« I will not leave music until music leaves me » (Erkin Koray)

Erkin Koray - Türkü
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Dennis Hopper : Photographs 1961-1967

Dennis Hopper: Photographs 1961-1967. Une édition limitée à 1500 exemplaires signés par Dennis Hopper « Je le faisais en me disant que ça pourrait avoir de l’importance un jour. À bien des égards, ce sont vraiment ces photos qui ont stimulé ma créativité.»
Dennis Hopper Pendant les années 60, Dennis Hopper ne se séparait jamais de son appareil photo qu’il emportait aussi bien sur les plateaux ou lieux de tournage que dans les soirées, les bars, les cafés, les galeries, sur la route ou encore dans les manifestations politiques. Il a photographié des vedettes de cinéma, des pop stars, des artistes, des écrivains, ses petites amies aussi bien que de parfaits inconnus. Au fil du temps, avec beaucoup de perspicacité et d’intuition, il a su saisir quelques-uns des moments les plus fascinants de sa génération. Icône malgré lui, à l’épicentre du bouleversement culturel de l’époque, Hopper a immortalisé Tina Turner en studio d’enregistrement, Andy Warhol lors de sa première exposition dans une galerie de la côte Ouest, Paul Newman en tournage ou encore Martin Luther King durant la marche pour les Droits Civiques de Selma à Montgomery, en Alabama. Ses photographies se regardent comme un film, un récit poignant qui s’exprime à travers une série d’images épurées, des premiers clichés de corrida à Tijuana, aux happenings de Los Angeles en passant par de simples scènes de rue. Toutes font preuve d’une liberté expérimentale que l’on retrouvera par la suite dans l’étonnant univers visuel d’Easy Rider et d’autres films. Ce volume impressionnant distille l’essence de la carrière photographique aussi brillante qu’exceptionnelle d’Hopper grâce à une sélection de clichés qu’il a rassemblés avec le galeriste Tony Shafrazi et dont plus d’un tiers n’ont encore été jamais publiés.
A défaut de vous l'offrir (500 $), je vous invite à feuilleter ce magnifique ouvrage en cliquant sur sa couverture, ça vaut le coup d'oeil !
13:15 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Smoke Fairies - Frozen Heart
13:12 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.11.2009
Sunday Playlist
(****) (****)
Wade Denning & Kay Lande - Halloween
Amon Tobin featuring Kronos Quartet - Bloodstone (Foley Room, 2007)
Camel - Rhayader (The Snow Goose, 1975)
Gil Scott-Heron & Brian Jackson - Beginnings (The First Minute Of A New Day, 1976)
Talk Talk - After The Flood (laughing Stock, 1991)
Devendra Banhart - Rats (What will we be, 2009)
Pharoahe Monch - Simon says (Internal Affairs, 1999)
Jurassic 5 - Work It Out (Feedback [Explicit], 2006)
Cocteau Twins - Pandora (Treasure, 1984)
Bonus Track :
MF Doom Meets Clutchy Hopkins (2006)
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31.10.2009
Halloween
13:35 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.10.2009
Hope Sandoval & The Warm Inventions

Elle était la voix de Mazzy Star, lui, le batteur de My Bloody Valentine. Ensemble, Hope Sandoval et Colm O'Ciosoig forment Hope Sandoval & The Warm Inventions. Découvert en 2001 avec l'album Bavarian Fruit Bread, dont la mélancolie colle parfaitement aux paysages automnaux, le combo folk introspectif a ensuite disparu du radar pour ne réapparaître qu'en septembre dernier en lançant le tout aussi feutré Through the Devil Softly. Rêvant d’une Californie silencieuse et rendue au désert, la quadra américano-mexicaine peaufine des textures sonores qui n’ont pas toutes été éprouvées à l’époque où elle se cachait derrière le micro dans Mazzy Star.
Les audaces et originalités de Through The Devil Softly sont minimes, mais elles sont là, pour peu qu’on tende l’oreille. Et avec Sandoval, on tend forcément l’oreille, comme on essaie de déceler la chanteuse dans la pénombre lors de ses rares prestations scéniques. Plus naturelle, sa voix s’affirme à sa manière, se fait tout simplement plus mûre. Jusqu’à guider une orchestration qui tente effectivement de s’approprier quelques nouveaux schémas. Pour le meilleur (For The Rest Of Your Life, qui lorgne du côté du Pink Floyd de la période 1969/71). Les nostalgiques de la pop rêveuse de Mazzy Star ne devraient pas être trop dépaysés grâce à la sensualité et au côté hypnotique des compositions du groupe.
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25.10.2009
Sunday Playlist
Iggy Pop & James Williamson - Sell Your Love
Marvin Gaye- Trouble Man
Fela Kuti - Gentleman
1 Giant Leap Mahotella Queens/Ulali - Ma' Africa
Bomb The Bass (feat.Mark Lanegan) - Black River
Bonus track :
Otis Taylor - Kitchen Towel
09:30 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
22.10.2009
Nick Cave & Warren Ellis - White Lunar


The Proposition (White Lunar version)
Complices au sein des Bad Seeds depuis seize ans, Nick Cave et Warren Ellis composent aussi pour le cinéma, et cette double compilation regroupe l’essentiel de leur travail. Loin de la rugosité rock qui a fait leur succès, tout ici respire le calme et la volupté. Les cordes s’étirent, s’étreignent, jusqu’à former cet entrelacs mélodique qui nous plonge dans une plénitude contemplative dont on ressort péniblement. Nul besoin d’avoir vu les films en question, les morceaux se passent d’images et notre imagination fait le reste. Lunaire et sublime.
The Proposition (original soundtrack)
The Rider (Original Soundtrack)
11:16 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Covers psyché
"To fathom hell or soar angelic Just take a pinch of psychedelic" (H. Osmond)
Dès les sixties, difficile de dissocier la musique psyché de son artwork. Les disques et leurs pochettes, dessinées par des artistes, deviennent des œuvres d’art à part entière. Le psychédélisme, mouvement de la contre-culture, avait pour but de recréer, de façon éveillée et consciente, les sensations distordues produites lors d'ingections (ou ingestions) de drogues tel que le LSD. Ce mouvement et ses créations se basent donc surtout sur des effets sonores et visuels . C'est dans les affiches de concerts rock que les artistes ont pu le plus s'exprimer, influencé par l'art nouveau, tout comme dans les pochettes de disques. Quelques-uns des plus connus de ces artistes : Rick Griffin, Peter Max, Stanley Mouse (États-Unis), Michael English, Michael McInnerney, l'australien Martin Sharp et enfin Nigel Waymouth (Royaume-Uni).
Voici une sélection de pochettes non exhaustive...

13th Elevators - The Psychedelic Sounds Of The 13th Floor (1966)


Arzakel - Arzachel (1969) / Can - Tago Mago (1971)

Cream - Disraeli Gears (1967)



Gratefeul Dead - Aoxomoxoa (1969) / Hawkwind - Hawkwind (1970) / Iron Butterfly - Heavy (1968)

Iron Butterfly - In-A-Galda-Da-Vida (1968)



King Crimson - In The Court Of The Crimson King (1969) / Miles Davis - Miles In The Sky (1968) / Miles Davis - Bitches Brew (1969)

Santana - Santana (1969)



Santana - Abraxas (1970) - The Rolling Stones - Their Satanic Majesties Request (1969) / The Pretty Thing - S.F. Sorrow (1968)

The Zombies - Odessey & Oracle (1968)


Amon Düül II - Yeti (1970) / Love - Forever Changes (1967)

Sweet Smoke - Just A Poke (1970)
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17.10.2009
Gil Scott-Heron, révolte, poésie, soul...

The Revolution Will Not Be Televised
Attention respect parce que ce grand bonhomme je l'aime ! Une grande figure de la musique afro-américaine, un précurseur du rap (et c'est pas Mos Def qui me contredira), romancier, poète, Gil Scott-Heron a toujours opté pour des textes conscients et militants posés sur des arrangements léchés. Inclassables, ses albums, sont en fonction des disquaires, rangés dans les bacs funk, soul, jazz ou divers. Il faut dire que son style oscillant entre chant, poèmes, et spoken word ne facilite par les choses... GSH a révolutionné la conscience afro-américaine avec ses textes ultra réalistes comme The Bottle ou The Revolution Will Not Be Televised. Son plus grand succès est un texte sur l'Apartheid : Johannesburg, et Winter in America sublime avec ses envolées de flûte. Tous ces titres, GSH ne les interprète pas, il les vit. Debout micro en main ou assis derrière son Fender Rhodes de prédilection, GSH reste immense. Talentueux. Captivant. Depuis 2001 GHS collectionne les désintoxs et a fait plusieurs séjours en prison pour détention de cocaïne. Il donne de nouveau des concerts depuis sa sortie en 2008 et un nouvel album est prévu début 2010 : I'm New here pour rappeler à notre mémoire qu'il n'est pas encore fini, malgré ses traversées du désert et ses 60 balais aujourd'hui ! Pour vous donner l'eau à la bouche voici un aperçu. Grâce à ses albums, ses livres, l’intelligence est en vente libre !

"Je suis la Mort" , s'écriait le vautour. "Pour le peuple de la lumière."
Charon ramena sa barque de la mer qui roule
sur les âmes,
Et vit le charognard qui s'en allait, emportant
des coeurs encore chauds vers la froidure.
Il savait que le ghetto était un havre pour la
créature la plus vile qu'on ait jamais connue.
Dans les terres sauvages du chagrin et le désert
du désespoir,
Le mal souffle dans le clairon de justice qui
lance un cri strident de terreur nue.
Arrachant le nourrisson à sa mère, semant une
douleur à nulle autre semblable.
Alors, si tu vois le vautour, si tu le vois
décrire des cercles dans ta tête.
Souviens-toi que toute fuite est impossible, car
il restera toujours derrière toi, tout près.
Promets-moi seulement de livrer bataille ;
bataille pour ton âme et pour la mienne.
La premier roman de Gil Scott-Heron date de 1970.
John Lee, un jeune dealer de 18 ans trouve la mort un 12 juillet 1969, c'est par cette triste fin que commence l'histoire.
Quatre chapitres, quatre protagonistes, quatre points de vue, quatre destins tous jonchés d'espoir et surtout de souffrance pour nous faire découvrir le coupable.
Un roman noir au réalisme suffocant, fustigeant la société américaine, son racisme, ses injustices criantes, l’hypocrisie de ses institutions.
18:39 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.10.2009
To read or not to read
Me voilà piégée par nyko pour une page volée de l'histoire de ma vie...
Plutôt corne ou marque-page ?
Je maltraite mes bouquins par amour, je gribouille dessus, je souligne et bien sûr je corne les pages...
As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?
Rarement, une trop grande prise de risques que ne veut absolument pas prendre mon entourage à moins d'être super tuyauté.
Néanmoins, je me plais toujours à dire que l'on m'a offert le premier manga publié en France en 1989, le mythique Akira. Ce jour-là "on" ne s'est pas trompé...
Lis-tu dans ton bain ?
A part un bain de foule en concert, je ne prends jamais de bain.
As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé écrire. Ecrire en fait c'est avoir une liaison d'amour avec soi, les choses, les moments, les gens et c'est purificateur de l'âme. Maintenant écrire un bouquin avec un début et une fin et le publier ça ne m'a jamais traversé l'esprit.

Que penses-tu des séries en plusieurs épisodes ?
Difficile d'y échapper quand on est une boulimique de bandes dessinées. Ce qui est frustrant parfois c'est l'attente jusqu'à la publication du prochain volume.
Pour ce qui est du livre en plusieurs tomes, comme je suis victime d'ennui et de lassitude très rapidement, j'évite de m'engager dans une lecture d'une durée de vie relativement longue, mon attention et ma concentration sur une seule et unique chose est très brève, je suis une grande zappeuse. Je pense que la longueur peut gâcher le plaisir et l'émerveillement de la découverte. Non je ne parle pas de sexe là ,-)

Corto Maltese de Hugo Pratt
Mafalda de Quino (ma première vision philosophique et politique sur le monde)
Maus de Art Spiegelman (un des pionniers de la bande dessinée underground)
Black Hole de Charles Burns



As-tu un livre culte ?
Un livre non, plusieurs oui... La liste ci-après risque de plomber l'ambiance !

La mort d'Ivan Ilitch - Léon Tolstoï
Cette nouvelle met en exergue l'agonie la plus célèbre de la littérature, celle d'Ivan Ilitch.

Le procès - Franz Kafka
Accusé d'un crime qu'il ignore, jugé selon des lois que personne ne peut lui enseigner, le jeune héros est bientôt broyé par un système judiciaire absurde. Ouvrant sans cesse de nouvelles portes, il ne parvient qu'à s'enfermer davantage, sans que sa lucidité ne puisse vaincre la machine qui l'écrase. Un roman métaphore du monde moderne à faire lire à tous les adolescents et autres pour qu'ils comprennent la complexité du fonctionnement du Monde. Le droit est nécessaire, mais dangereux. Chacun de nos gestes fait de nous des délinquants potentiels

Les Métamorphoses d'Ovide
Oeuvre majeure d'Ovide, "Les Métamorphoses" est un long poème épique latin conçu en quinze livres et douze mille vers. Ecrit entre l'an 1 et l'an 9 ou 10, "Les Métamorphoses" s'inspire des légendes grecques où il est question des multiples métamorphoses des dieux et des hommes de la mythologie. Plus de 200 fables sont mises en scène, retraçant des épisodes tels que le Chao jusqu'au sacre de Jules César. Combats épiques, personnages variés et art de l'écriture s'inscrivent sur toute la durée de ce poème.
Extrait : Avant la formation de la mer, de la terre, et du ciel qui les environne, la nature dans l'univers n'offrait qu'un seul aspect; on l'appela chaos, masse grossière, informe, qui n'avait que de la pesanteur, sans action et sans vie, mélange confus d'éléments qui se combattaient entre eux. Aucun soleil ne prêtait encore sa lumière au monde; la lune ne faisait point briller son croissant argenté; la terre n'était pas suspendue, balancée par son poids, au milieu des airs; l'océan, sans rivages, n'embrassait pas les vastes flancs du globe. L'air, la terre, et les eaux étaient confondus : la terre sans solidité, l'onde non fluide, l'air privé de lumière. Les éléments étaient ennemis; aucun d'eux n'avait sa forme actuelle. Dans le même corps le froid combattait le chaud, le sec attaquait l'humide; les corps durs et ceux qui étaient sans résistance, les corps les plus pesants et les corps les plus légers se heurtaient, sans cesse opposés et contraires. Livre premier - Origine du monde (I, 5-20)

Essais de Montaigne
Cet ouvrage se présente comme un des livres fondamentaux de la pensée française et occidentale. Affirmant les droits de la conscience individuelle, ces essais formulent les principes humanistes : justice, liberté, respect de l'homme, droit au bonheur...

L’Etranger - Albert Camus
Le roman s'ouvre, alors que Meursault va enterrer sa mère. Le lendemain, il rencontre Marie, se baigne avec elle, ils couchent ensemble. Et puis, il devient l'ami de Raymond. Celui-ci les invite à pique-niquer sur la plage. Tandis que les trois hommes se promènent, ils sont accostés par des Arabes qui ont un compte à régler avec Raymond. Bagarre. Meursault regarde. Plus tard, retourné seul vers la source qui coule à une extrémité de la plage, Meursault y rencontre l'un des Arabes. Il sort un couteau, et Meursault, qui a encore sur lui le revolver de Raymond, tire, tire encore, aveuglé par la lumière, la sueur, l'air brûlant.
Première phrase : Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J'ai reçu un télégramme de l'asile "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier.

Molloy - Samuel Beckett
Molloy, vagabond sale et handicapé, n'a pas de mémoire. Il doit sans cesse s'inventer pour vivre. Moran commence à enquêter sur lui, mais se laisse rapidement piégé en s'identifiant à lui. Il doit arrêter son enquête, c'est un ordre de Youdi, dont on ne sait rien, transmis par Gaber. Un cercle d'existences qui se ferme sur lui-même ou l'impossibilité de vivre selon Beckett...
Première phrase : Je suis dans la chambre de ma mère. C'est moi qui y vis maintenant.

Contes, Essais, Poèmes d'Edgar Allan Poe
Baudelaire et Mallarmé ont fait de Poe un grand auteur français, mais au prix d'un énorme sacrifice, qui consistait à ignorer un tiers des contes, la moitié des poèmes et presque toute l'oeuvre critique. Cette édition réunit la totalité des contes et des poèmes, accompagnés d'un choix d'essais critiques. Les traductions de Claude Richard et de Jean-Marie Maguin, jointes à celles de Baudelaire et de Mallarmé, font apparaître un auteur infiniment plus complexe et plus moderne. Poe est d'abord un grand humoriste qui se joue de toutes les modes littéraires, un parodiste qui arrache tous les masques. Un poète, enfin, qui ne cesse de dénoncer l'illusoire pouvoir des mots. L'ouvrage rétablit ainsi les dimensions d'une oeuvre qui, avant d'être française, reste profondément américaine.

Voyage au bout de la nuit - Louis-Ferdinand Céline
Bardamu fait l'expérience sordide de la Première Guerre mondiale, sur le front et à l'arrière. Il migre ensuite dans les colonies africaines, devient ouvrier aux Etats-Unis, avant d'ouvrir un cabinet de médecine en France. Ce livre est un formidable réquisitoire contre les idées militaristes, colonialistes et capitalistes de l'époque. La nouveauté réside aussi dans l'écriture, hachée, imitant le parler populaire.
Voyage au bout de la nuit illustré par le grand maître Jacques Tardi




Romancero Gitan - Poésie de Federico Garcia Lorca
L'Andalousie forme le décor du Romancero, et les Gitans hantent ces poèmes. La parole de Lorca s'ouvre à un horizon vaste, celui de l'existence humaine, dans les conflits qui la déchirent et dont elle tente de faire un destin. Dans ce poème et ces courts tableaux, le drame se met en place, lourd de silence et de fureurs, où Yerma, Rosita, les filles cloîtrées de Bernarda Alba vont se heurter à la misère de leur chair, à la stérilité, à leurs soifs sans remède.

1984 - George Orwell
Militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother" et pour dépeindre la société totalitaire ultime. Dans une contre-utopie cinglante, Orwell propose une réflexion sur la ruine de l'homme par la confiscation de la pensée et la prolifération de la technocratie. Ce roman nous dévoile une société plongée dans une hypnose sociale où la perversion du langage prédomine : la Paix c'est la Guerre ; l'Amour, la Haine...

Le Vieil Homme et la mer - Ernest Hemingway
La lutte du pêcheur avec un énorme espadon symbolise la condition humaine : la solitude, le poids de la nature, héroïsme, stoïcisme et grandeur de l'échec.
Lolita - Vladimir Nabokov
Extrait : Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta. Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.

Le Livre de l’intranquillité - Fernando Pessoa
Pour ressentir ce que veut dire exactement le mot saudade, il faut lire le Livre de l’Intranquillité. C’est un livre que l’on peut prendre par n’importe quel bout, qui ne se lit pas linéairement, on pioche quelques phrases par ci, quelques phrases par là. C’est un livre que l’on lit doucement tant les phrases de ce long monologue sont effrayantes, touchantes, intimes, percutantes et éclaboussantes de vérité et de désespoir. Des phrases inoubliables qui résonnent à l’infini en nous.
Extrait : Nous sommes qui nous ne sommes pas, la vie est brève et triste. Ce que l'on a perdu, ce que l'on aurait dû vouloir, ce que l'on a obtenu et gagné par erreur; ce que nous avons aimé pour le perdre ensuite, en constatant alors, après l'avoir perdu et l'aimant pour cela même, que tout d'abord nous ne l'aimions pas; ce que nous nous imaginions penser, alors que nous sentions; ce qui était un souvenir, alors que nous croyions à une émotion;
Et le Horla de Maupassant, Les Chants de Maldoror de Lautréamont, le portrait de Dorian Gray de Oscar Wilde, le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo, les oeuvres d'Antonin Artaud...
Aimes-tu relire ?
Oui bien sûr, parce que j'ai grandi depuis la dernière fois et que les épinards n'ont pas le même goût à 10 ans qu'à 30.
Aimes-tu parler de tes lectures ?
C'est un plaisir que je garde en solitaire, à moins de trouver une écoute passionnée.
Comment choisis-tu tes livres ?
Je fais confiance à quelques mags et sites internet spécialisés, quelques chroniqueurs littéraires que j'apprécie, et comme mes disquaires fétiches j'ai aussi mes librairies préférées où je passe une grande partie de mon temps libre, sinon lors des conversations de tous les jours tout simplement...
Etant une adepte de la bande dessinée alternative, celle des sentiers battus, je suis de très près quelques boîtes d'éditions underground qui me sont très familières.
Une lecture inavouable ?
A mon sens il n'y a pas de lecture inavouable, revendiquer ses grandes lectures et cacher toutes les conneries qu'on peut lire à côté, quelle tromperie ! Entre nous, nos petites faiblesses font de nous ce que nous sommes réellement et fort heureusement.
Je citerai néanmoins une "lecture honteuse" : quand j'étais gamine je lisais en cachette les romans photos de ma mère qu'elle dissimulait, histoires d'amour niaises, bisous bisous y tout, ma première rencontre avec le "SEXE", mes premiers émois... ces torchons hebdomadaires étaient devenus comme une drogue pour moi.
Des endroits préférés pour lire ?
A la terrasse d'un café, ou n'importe quel endroit public, ce qui est bien avec un livre c'est que je peux me trouver seule au milieu de nulle part où dans un endroit où ça grouille de monde je me sens toujours accompagnée. Sinon chez moi.
Lire ou manger ?
Je suis plutôt nourritures spirituelles. Très riche et très pauvre en calories !
Livres empruntés ou achetés ?
Pour moi le livre est aussi personnel qu'une brosse à dents, je ne l'emprunte pas et je ne le prête pas.
Et comme le vinyle, le livre est un très bel objet, donc je l'achète.
As-tu abandonné la lecture d'un livre ?
Les Versets Sataniques de Salman Rushdie en anglais.
Sinon des tas d'autres, par désintérêt, par manque de temps ou parce que j'en avais déjà un autre dans la tête.
Quel est ton dernier achat ?




Tu tagues qui ?
Je ne suis pas certaine qu'ils accorderont du temps à ce genre d'exercice, mais si les deux illustrateurs de choc, marcel pixel et the headless man se prêtent au jeu, mon petit doigt me dit que je ne vais pas être déçue...
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30.09.2009
The Flaming Lips - Embryonic

The Flaming Lips - The Sparrow Looks Up At The Machine
Douzième album pour la formation psychédélique de l'Oklahoma. Les Flaming Lips, emmenés par leur leader toujours aussi lunaire Wayne Coyne, sortiront leur Embryonic le 13 octobre prochain.
Annoncé comme très différent des deux opus précédents du combo, lequel avoue avoir été influencé cette fois par des artistes aussi différents que Joy Division, Miles Davis ou John Lennon, Embryonic contiendra 18 morceaux pour plus de 70 minutes de musique.
"Certains de mes albums favoris - tels que le White Album des Beatles, Physical Graffiti par Led Zeppelin voire même certains enregistrements parmi les plus longs des Clash ? me plaisent justement pour leur capacité à s'éparpiller", explique Wayne Coyne qui a choisi cette fois de laisser libre court à ses idées sans restriction aucune. "C'est un peu comme s'ils choisissaient généreusement de partir dans tous les sens pour que chacun ait quelque chose à y prendre". Il faudra donc s'attendre à quelque chose de plus décousu qu'à l'accoutumée mais aussi de moins "léché" qu'un Yoshimi en matière de production, l'album étant le premier depuis 1993 et Transmissions From The Satellite Heart à ne pas bénéficier de la science sonique de Dave Fridmann, qui a néanmoins prêté son studio pour quelques sessions d'enregistrement supplémentaires.
Après une première écoute, l'album sonne comme un parfait compromis entre le lyrisme de leurs derniers albums en date et le psychédélisme barré de leurs débuts.
A noter enfin que l'édition limitée d'ores et déjà disponible en précommande vous parviendra avec un livret de 24 pages, une lithographie exclusive possiblement dédicacée et une version DVD de l'album conçue pour récréer les conditions sonores de l'écoute en studio.
20:17 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


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