08.12.2009
Railcars - Cathedral With No Eyes (2009)

Railcars - Cathedral With No Eyes
Le jour de Noël 854, les clercs et les nobles du Norfolk élurent pour roi d'Est-Anglie le jeune Saint-Edmond (Edmund en anglais) âgé de 14 ans. Il fût couronné deux plus ans tard le jour de Noël 856. Jeune souverain d'un petit royaume, connu pour sa bonté pour ses sujets, sa rigueur pour les méchants, sa magnifique libéralité pour les indigents, et son paternalisme plein d'indulgence pour les orphelins et les veuves, il dut lutter pendant tout son règne contre les envahisseurs danois dont les hordes païennes ravageaient périodiquement son royaume. L'année 869, le Viking Ivar Boneless envahit l'Est-Anglie, mit le pays à feu et à sang et Edmond fut vaincu à la bataille de Thetford, dans le Suffolk, le 20 novembre 870. Capturé par les Danois, et enfermé dans son propre château de Framlingham, Edmond ne voulut pas se soumettre aux conditions imposées par ses ennemis. Ceux-ci lui proposèrent la liberté et la vie contre un pacte dont il estima les conditions contraires aux intérêts de son peuple et à la religion chrétienne de son pays. Il refusa obstinément de signer un traité désignant le chef viking, païen, comme suzerain, et l'obligeant à renoncer à la religion chrétienne. Les Danois l'attachèrent alors à un arbre et le criblèrent de flèches avant de lui trancher la tête et de la jeter dans un fossé. Après la mort d'Edmond, le royaume d'Est-Anglie passa tout entier sous la domination danoise.
Cathedral With No Eyes, album enregistré par le multi-instrumentaliste Aria Jalali basé à L.A. raconte l'histoire de ce roi martyre du 9ème siècle, la vie et la succession au trône de ce jeune garçon, ses conquêtes, ses souffrances aux prises des vikings pour finir empalé de flèches. Les membres du groupe Railcars ont tenté de recréer le plus fidèlement la fureur, le tourbillonnement, le vertige de leurs performances live, sans avertissement et traduisant remarquablement bien l'histoire de Saint-Edmund dans les murs du bruit punk/noise/electro/pop et dans la pulvérisation des machines pour s'achever dans le lointain des cris et des carillons.
Tracklist :
1. Life of Saint Edmund (Ponds)
2. Castles
3. Passion of Saint Edmund (Rebirth)
4. Passion of Saint Edmund (Miracles)
5. Cathedral With No Eyes
6. Martyrdom of Saint Edmund (End)
11:50 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.12.2009
Night and Day

Night and day, why is it so
That this longin' for you follows wherever I go ?
In the roarin' traffic's boom
In the silence of my lonely room
I think of you day and night
Cole Porter est un des premiers grands auteurs-compositeurs de comédies musicales. Du Broadway des années 30 aux grands films hollywoodiens des années 50, il a su imposer son style fondé sur le swing et le jazz et inspirer les plus grands artistes. En 1932, il crée The Gay Divorcee, avec Fred Astaire dans le rôle principal. La future vedette hollywoodienne y interprète un titre qui reste un des grands standards de Porter, Night and Day. Un 78 tours inclassable, juste magnifique !
21:24 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.12.2009
Jack Rose is passed away

Triste nouvelle, d’après un communiqué de three lobed recordings, un de ses labels, le guitariste Jack Rose est mort hier d’une crise cardiaque à l'âge de 38 ans. The world is never going to be the same without you Jack Rose !
10:58 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.12.2009
3D Comics
14:14 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Charlotte Gainsbourg - IRM (2009)


Charlotte Gainsbourg - Me and Jane Doe
Charlotte Gainsbourg - Trick Pony
12:03 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.12.2009
Vendredisque #1
Tim Maia - Racional Culture From "Racional, Vol. 1" [1975]
Isaac Hayes le Scientologue, Prince et Larry Graham les Témoins de Jehova, Al Green le Pasteur, Fuzzy Haskins le prêcheur, ils sont nombreux les artistes à être tombés dans un délire religieux, pour ne pas dire sectaire, histoire de se racheter une virginité au regard de leur vie dissolue et de débauche de musiciens, tirant de fait un trait sur les excès et les dérives passés.
Un jour de l'année 1974, le Soul brother number one du Brésil, Tim Maia plaque tout pour intégrer une secte qui lui promet, entre autres, la rencontre avec les extraterrestres. Lui le rebelle, le sauvage, se fait le docile apprenti de la « culture rationnelle » (« Rational Culture ») et tout naturellement, sa conversion nouvelle envahit sa musique. Tim Maia entre dans un processus créatif intense et décide de chanter les louanges de sa nouvelle religion en portant la bonne parole à travers sa musique et en la délivrant sur des funks épurés, des grooves félins sans une once de gras. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les portes des maisons de disques se referment violemment sur lui, et c’est seul qu’il réalise et produit Racional volumes I & II en 1975 et 1976 sur son propre label Seroma. Une fois son court dévouement à la culture rationnelle (6 mois), il décide d'enterrer tous les témoignages musicaux issus de ses délires mystiques. Mort en 1998, il n’aura pas vu le moelleux Caminho do Bem tiré de Racional Vol. 2 refaire surface dans la BO de La Cité de Dieu. Aujourd'hui, ses disques sont devenus mythiques et très recherchés.

Chicago Gangsters - I Choose You (Blind Over You, 1975)
Dizzy Gillespie - Soul Kiss, Pt. II (The Real Thing, 1971)
Polyrock - Your Dragging Feet (Polyrock, 1980)
Kill The Vultures - Walk On Water (Ecce Beast, 2009)
Gilberto Gil & Jorge Ben - Nega (Gil e Jorge, 1975)
Iswhat?! - Hungry (Big Appetite, 2009)
DeVries - Darkest Summer (Death To God, 2009)
Warpaint - Billie Holiday (Exquisite Corpse EP, 2009) mixé par John Frusciante
Group Bombino - Tenere (Guitars from Agadez Vol. 2, 2009) enregistré unplugged en plein cœur du désert du Ténéré
The Brian Jonestown Massacre - Tempo 116.7 (Clean Acid / Dirty Beats) (Who Killed Sgt Pepper? , 2010)
Artiste : The Brian Jonestown Massacre
Album : Who Killed Sgt Pepper?
Sortie : Janvier 2010
Label : A Records
Download
09:30 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
03.12.2009
Back to the U.S.S.R

Il n'est pas très courant d’entendre de la musique folk jazz enregistrée entre 1966 et 1976 de l’autre côté du rideau de fer par des étudiants de Tallin qui ont formé en 1966 le groupe de jazz vocal estonien nommé Collage emmené par un certain Rivo Dikson. Wool recordings a sorti le 9 novembre une sélection de titres de ce groupe estonien mythique sous la forme d’un CD et d’un vinyle 25 cm intitulé :
Forty Seven Minutes Four Seconds .
Les chansons de folklore estonien contenues dans cet album sont assez uniques. Deux mondes sont confrontés, d'un côté le rythmique de l'autre, l'hypnotique. Des voix minérales, des comptines répétitives, swing, soul-jazz accompagné de solo de flûte plantent le décor. Un choc musical assez hallucinant au delà de toutes catégorisations.
Collage - Mets neidude vahel (ma préférée)
19:31 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.11.2009
Fontän
12:05 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.11.2009
Playlist / Inside The Rain
Steffen Basho-Junghans - Inside The Rain (Waters in Azure - Strange Attractors, 2002)
Dirty Three - Rain On (Cinder - Touch & Go, 2005)
Vic Chesnutt - Rambunctious Cloud (Ghetto Bells - New West, 2005)
The same water that the dinosaurs drank
Is the same water that the Persian fleets sank in
The very water that moistened the primordial ooze
Is now hammering on my metal porch roof
~ Vic Chesnutt / Rambunctious Cloud ~
Akron/Family - I Do I Know (Akron/Family - Young God, 2005)
14:28 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
26.11.2009
Deux Filles
La courte et mystérieuse carrière du duo féminin français "Deux filles" s'est construite sur la tragédie. Gemini Forque et Claudine Coule se sont rencontrées lors d'un pélerinage de vacances à Lourdes, au cours duquel la mère de Gemini est décédée d'une maladie pulmonaire incurable et les parents de Claudine ont été victimes d'un accident de voiture, la mère tuée sur le coup et le père paralysé à vie. Les deux adolescentes esclaves de leur chagrin ont fait leur deuil en travaillant la musique. Toutefois, après avoir enregistré deux albums acclamés par la critique et joués à travers l'Europe et l'Amérique du Nord, le duo a disparu sans laisser de traces en Afrique du Nord en 1984 lors d'un voyage de visite à Alger, où Forque avait vécu depuis sa naissance jusqu'à l'âge de cinq ans. Toutes sortes de théories, enlèvement, assassinat, disparition programmée, ont été avancées, toujours est-il que nous avions perdu la trace du couple Forque/Coule jusqu'à cette mystérieuse lettre prétendument écrite par Coule affirmant que les deux françaises s'étaient rendues en Inde pour une quête de spiritualité... Le mystère et la tragédie autour de ces deux adolescentes n'échapent pas à la musique majoritairement instrumentale de leurs albums ne trahissant pas la douleur et l'ombre qui ont encadré leur vie personnelle, particularité sombre qui nous rappelle le guitariste inventif et talentueux Vini Reilly et ses morceaux envoûtants, répétitifs voire quasi-hypnotiques.
Ce serait une histoire terriblement triste si un seul mot de celle-ci était vrai. En réalité, les Deux Filles n'étaient autres que Fisher Turner, ex-enfant star/Teen Idol compositeur de futures soundtracks et son coéquipier Colin Lloyd Tucker. Turner affirme qe l'idée de Deux Filles est apparue lors d'un rêve, et que lui et Tucker ont strictement maintenu la fiction tout au long de leur carrière musicale, vérifiée dans leurs pochettes d'albums puis en apparaissant en travesties lors des concerts sans que le public ne se rende compte que les deux filles tragiques sur scène n'étaient autre qu'une paire de mecs du Sud de Londres.
Discographie :
Silence & Wisdom en 1982
Double Happiness en 1983


Deux Filles - Drinking at a Stream Deux Filles - The Letter
11:26 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.11.2009
Dragon Turtle - Almanac

Dragon Turtle, c'est le tout récent projet du duo de Brian Lightbody et Tom Asselin (de Lewis & Clarke). Almanac est le premier album né de cette collaboration, un voyage lourd qui évoque les paysages de Morricone comme s'ils étaient réalisés par Glenn Branca où les atmosphères de rêve sont confrontées aux réalités brutales de la nature et des relations humaines. Ces forces sont belles et destructrices à la fois. Ces différentes couches se déplacent avec un sentiment d'urgence et de détermination, un périple de 45 minutes qui explore cette peur alternative du monde naturel et de tout le reste convergeant folk, krautrock, post-rock et de petites touches de musique du monde. Un espace sonore unique, hautement conceptuel avec peu de prétention et passionnément construit que je ne cesse de savourer.
Dragon Turtle - Moon Fallout Dragon Turtle - Island Of Broken Glass
11:41 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2009
Little Claw - Human Taste (Ecstatic Peace, 2009)

L'ascension de Little Claw encore relativement méconnu, semble être fracassante tant leur dernier album en date, Human Taste (juillet 2009) semble déjà un classique indispensable pour l'auditoire psyché-noise-rock. Le groupe exilé à Portland a gagné en ampleur depuis sa formation en 2003 à Detroit quand il n'était encore qu'un trio. Devenu Quintete, le groupe enrichi de percussions et de synthés en s'appuyant toujours sur la redoutable et captivante frontwoman Kilynn Lunsford, s'affranchit plutôt bien de l'influence de Sonic Youth et nous offre un album furieux et dévastateur à souhait !


14:43 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
23.11.2009
Doctor L - New album coming soon

Dossier de presse
Déjà 25 ans de carrière, Doctor L (aka Liam Farrell) est un artiste aux talents multiples (musicien, producteur, compositeur pour le cinéma et le théatre, réalisateur, remixeur...) et aux collaborations prolifiques (Lenine, Leos Carax, Tony Allen, Bashung, Screamin' Jay Hawkins, Cedric Klapish, Bumcello, Neneh Cherry, Rodolphe Burger, James 'Blood' Ulmer, Jacques Higelin, Passi, Salif Keita, Stomy Bugsy, Pharoah Sanders, Les Rita Mitsouko, David Murray, Omar Sosa, Grant Phabao, Ice-T, GangStarr...).
Membre du mythique groupe rap Assassin, auteur d'une dizaine d'albums sous son nom (ou divers pseudos) dont certains ont acquis un statut culte ('Exploring The Inside World', 'Psyco On Da Bus'...), Doctor L revient en 2009 avec son album le plus ambitieux et le plus abouti à ce jour.
Casting classieux (Asa, David Walters, Tony Allen, Michael 'Clip' Payne, Allonymous...), chansons intemporelles et textes conscients ('Burn Baby Burn', 'We Got Lost', 'Strange Days'...), son énorme, 'We Got Lost' est un disque accessible et sophistiqué où se mèlent les influences majeures du 'Doctor' (le folk de ses ancêtres Irlandais, le groove de l'Afrique, le psychédélisme des maitres des 70's) et ses caractéristiques propres (production remarquable, beats originaux et modernes, arrangements...).
Source : parisdjs.com
Doctor L - Discography

17:46 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21.11.2009
les p'tits coins vintage

Moi dans les bras de Daddy, ma mère incroyable beauté aux yeux verts, les ptits mots de la vie, moi ado avec les potos, mes ptits loups, leurs oeuvres quand ils étaient hauts comme trois pommes... notre petit musée sentimental ! (photos iPhone)




Everybody's got to learn sometime (1980)
la chanson de toutes les premières fois, la première fois que tu fais le mur, ta première boum, ton premier slow, tes premiers patins....














11:33 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
20.11.2009
Je me souviens de Galaxie 500

Galaxie 500, à la fois une bagnole des années 60 construite par Ford, et un groupe qui lui a émergé à la fin des années 80 sur la scène rock US composé de trois Bostoniens, dans un premier temps de Dean Wareham et de Damon Krukowski, rejoints ensuite par Naomi Yang. Trois jeunes dans une chambre d'étudiant, tissèrent à l'abri des regards une pop fragile, gracile, belle à pleurer. Leur musique à la fois douce et fiévreuse hantait mes nuits d'une certaine époque, une mystérieuse nébuleuse pop dont le rayonnement me troublait, tandis que les voix haut perchées de Damon & Naomi survolaient cette chaotique plénitude.
20:10 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'arbre fruitier et le rock hanté...

Les deux comédiens Zach Shields et Ryan Gosling se rencontrent en 2005 via leurs petites amies respectives et se découvrent une passion commune pour Tim Burton et l’au-delà, et décident de se coltiner ces univers brumeux sur scène. Car à l'origine Dead Man's Bones est une comédie musicale sur des amours entre bonnes âmes d’outre-tombe, projet mort-né faute de moyens mais les chansons subsistent. Elles penchent plutôt du côté d’Ed Wood et d'un son artisanal généreux que des grosses productions hollywoodiennes rutilantes. Ryan Gosling et Zach Shields se sont, en effet, fixé une ligne très simple qui tient en trois mots : Do It Yourself. Les garçons ont joué de chaque instrument, apprenant sur le tas si nécessaire, limitant le nombre de prises pour chaque chanson, privilégiant la poésie bringuebalante d’assemblages personnels à la perfection formelle. Puis vient l’idée d’inclure un choeur d’enfants au groupe. C’est le choeur de Silverlake de Los Angeles qui est recruté et l’aventure démarre, avec le producteur Tim Anderson. Dead Man’s Bones porte son monde merveilleux avec lui. Portés par l’énergie et l’enthousiasme des enfants (âgés de 5 à 17 ans), Ryan Gosling et Zach Shields libèrent une folie créative bancale, magnétique, drôle et touchante.

Dead Man's Bones - Buried In Water (2009)

Dead Man's Bones - Werewolf Heart (2009)
20:07 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


jesus plays guitar
my podcast page











Purpose 












