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10/02/2014

Confessions of a woman who burnt down a town

 

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Je suis tombée un peu par hasard sur la compilation FRO 2014 qui ne laissera pas grande trace, mais j'ai été radicalement saisie par les Confessions de Afua Cooper en intro de ce disque. En 1734, l'esclave Marie-Josèphe Angélique apprend que sa maîtresse, Thérèse Découagne, devenue veuve de François Poulin, a décidé de la vendre. Elle prend alors la décision de s'enfuir pour ne pas être séparée de son amant blanc, Claude Thibault. La nuit tombée, la maison de sa maîtresse prend feu. L'incendie prend de l'ampleur et finit par réduire en cendres 46 bâtiments dont une partie de l'Hôtel-Dieu. Angélique est accusée d'avoir mis le feu, sur la base du témoignage d'une enfant de cinq ans dont le père n'avait pas accepté la liaison de cette esclave noire avec un homme blanc. Conduite à Québec, Marie-Josèphe Angélique en appelle au Conseil Souverain qui adoucit sa peine : elle n'aura pas le poing coupé et son corps ne sera brûlé qu'après sa mort. Elle est ramenée à Montréal pour être exécutée, selon l'ordonnance, le 21 juin 1734. Le matin de son exécution elle est soumise à la Question Ordinaire et Extraordinaire, torture appliquée aux condamnés pour leur faire avouer leur culpabilité et dénoncer d'éventuels complices. Marie-Josèphe Angélique avoue son crime, mais seulement après quatre tentatives du tortionnaire, et elle persiste à ne dénoncer aucun complice. Vers les trois heures, elle est mise dans la charrette à vidanges jusqu'à l'échafaud où elle est pendue et brûlée. Ce sont ses derniers jours qui ont inspiré ce poème...

 

 

Cropped Angelique (c) 2012 Kit Lang.jpg

 

 

 

 

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