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25/05/2011

I have no words

 

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Maruo Suehiro, bien que s’inscrivant en marge du paysage manga mainstream, bénéficie d’une large notoriété au Japon pour ses illustrations d’art. Ailleurs dans le monde, ses mangas sont traduits depuis les années 2000, principalement en Espagne, aux États-Unis et en France où son éditeur attitré est le Lézard Noir.

Et pourtant, dans les années 80, les fans de l‘intarissable Yamatsuka Eye et des intello-punk-bruitistes du groupe Naked City pouvaient admirer les jaquettes de CD dessinées par le Maître du manga d'horreur et rester scotchés par la beauté du trait érotico-grotesque.

Voici le premier enregistrement de John Zorn avec la formation Naked City (Bill Frisell, Wayne Horvitz, Fred Frith, Joey Baron) faisant l'effet d'une bombe au sein de la scène jazz, free et rock de l'époque (1989). L'alto new-yorkais fut parmi les premiers à décloisonner les genres avec un sens aigu du cut-up, faisant parfois hurler les amateurs de jazz "pur et dur". Rien ne lui a échappé, qu'il s'agisse des musiques de dessins animés au hardcore en passant par Ennio Morricone, du free jazz d'Ornette Coleman au bruitisme japonais. Naked City est à cette image et enchaîne les dérapages à 360° et les ruptures de tons à 200 à l'heure dans un invraisemblable coq à l'âne où se télescopent les thèmes de Batman, du Clan des Siciliens et du Mépris de Godard. La cerise sur le gâteau est l'invité sur cet album du chanteur nippon Yamatsuka Eye (leader des cultissimes Boredoms) qui vient pousser une gueulante pour le moins trash ! Ames sensibles s'abstenir...

 

Naked City - Batman

 

Commentaires

dans l'ascension du mont Zorn, j'avoue que les pics Naked City sont un peu trop ardus pour moi...

Écrit par : La bUze | 27/05/2011

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J'te le fais pas dire, certains morceaux pousseraient au suicide ;-)
Il n'y a que le clan des siciliens qui reste doux et soft ne s'eloignant pas trop de la version de Morricone.

Écrit par : POP @ La bUze | 28/05/2011

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